Chantez avec les pistons

La Basse

bassenana

Un peu d'histoire :

C'est Antoine Joseph Sax (1814-1894), dit Adolphe Sax (j'ai beau cherché, je trouve pas pourquoi?) qui, à partir du tuba, crée la famille des Saxhorns. Si vous voulez remonter à plus loin dans le passé, allez voir la page sur les soubas ... Sax faisait des recherches en acoustique et démontra que le timbre était déterminé, non pas par la nature du matériau, mais par les proportions données à la colonne d'air. Il s'amuse alors à modifier des bugles en leur ajoutant une coulisse mobile à ressort qui permettait d'exécuter des sons glissés et en modifiant les courbes de l'instrument. C'est en 1845 qu'il utilise le nom de Saxhorn pour ses nouveaux instruments qui adoptent alors une forme verticale plus pratique pour les musiciens de la cavalerie. En 1851, à l'exposition universelle de Londres, il présente 11 saxhorns différents : certains avec 3, 4 voir 5 pistons mais aussi un alto, un contralto et un soprano à 4 cylindre. Depuis, les saxhorns continuent à évoluer : on en trouve à 6 pistons et même certains ont plusieurs pavillons. Cependant, il reste 7 formes standard :

On trouve également l'euphonium qui a un son légèrement différent grâce à une perce plus conique que le saxhorn.

Toujours à ranger dans le pupitre basse, le tuba wagnérien a lui aussi été crée par Sax à la demande Wagner en 1876 qui voulait un hybride Saxhorn-Cor.

Les devises :

Le profil du bassiste :

La caractéristique principale de ce pupitre est ce qu'on appelle « la loose du bassiste » : celle-ci consiste à une propension de l'intéressé à se foutre dans des situations de merde (désolé, il n'y a pas d'autres mots), bien souvent ridicules et tellement incroyables qu'on en rira encore à la tournée sur la côte 2037. On peut citer pour exemple un doigt coupé, un périple nocturne dans la flotte et sans chaussure dans la campagne avignonnaise, une arcade pétée, et ça ce n'est que pour une seule personne !!

Bien que tentant de se cacher la vérité en jouant à répétition le solo de la rumba, le bassiste est souvent blasé de n'avoir quasiment que des contre-pompes à jouer. Cette frustration est peut-être à l'origine des tensions avec les trombonistes qui ont la même tessiture. En effet, le bassiste est radieux, voire moqueur, lorsque le chef mu dit que les trombones font « du caca » et inversement. L'attitude du bassiste face à une partie intéressante peut alors sembler paradoxale : soit il ne joue qu'une note sur trois tout en fumant une clope car « de toute façon, il ne la connais pas bien », soit il essaye de meuler le plus fort possible pour que tout le monde entende bien qu'il y a bien des basses à la fanfare, ce qui provoque souvent une cacophonie indescriptible.

A noter également que le bassiste est généralement un gros têtard.

Quelques photos :

une basse tout ce qu'il y a de plus classique
Une basse tout ce qu'il y a de plus classique.
un tubène (sale....)
Un tubène (sale...)
cimbasso
Une basse pour les grosses feignasses
Et encore mieux, avec 16 pavillons : le martinophone
Et encore mieux, avec 16 pavillons : le martinophone
plus fun : le double pavillon...
Plus fun : le double pavillon...

Palough